Le bandog est un type de chien de garde issu de croisements entre molosses, sans standard ni prix de référence, et la question du bandog prix se heurte à la loi : en France, un croisé de type mastiff relève de la 1re catégorie, dont l’achat est interdit. Les annonces qui affichent un tarif concernent donc des chiens que la loi ne permet pas d’acquérir.
Le bandog, un croisement sans standard officiel
Le terme désigne un grand chien imposant, de type mastiff, souvent croisé avec un chien de type terrier. L’origine du nom remonte aux molosses médiévaux de garde et de combat, et il a été repris dans les années 1960 par le vétérinaire américain John Swinford pour des croisements entre mastiffs anglais et american pit bull terriers.
Aucun livre généalogique ne couvre ces chiens : pas de pedigree, pas de standard de race, donc pas de prix de référence. Le gabarit d’un adulte et son caractère varient d’une portée à l’autre selon les parents, ce qui explique que les annonces ne se ressemblent pas. Cette absence de cadre pèse sur le prix : sans pedigree à contrôler, l’acheteur ne peut comparer ni les parents ni les conditions d’élevage.
Prix d’un chiot bandog : des montants sans référence
Aucune source fiable ne publie de tarif pour un chiot bandog, et les montants affichés dans des annonces ne reposent sur rien de vérifiable. Un chiot vendu sous cette appellation est le plus souvent sans papiers, issu d’un élevage qui n’a aucun contrôle à subir.
Un chien de race inscrit au LOF s’accompagne d’un pedigree qui documente sa filiation, ce qui structure son prix. Rien de tel n’existe pour un croisé vendu comme bandog. Les variations s’expliquent par la lignée supposée, le pays de l’éleveur et la rareté mise en avant par le vendeur. Un prix élevé ne garantit ni l’origine ni le caractère du chien, et un chiot sans identification ni certificat reste un risque pour l’acheteur.

Catégorie 1 en France : un achat interdit
L’arrêté du 27 avril 1999 classe en 1re catégorie les chiens de type mastiff, tosa ou american staffordshire terrier qui ne sont pas inscrits à un livre généalogique reconnu. Un bandog croisé correspond à cette description par sa morphologie.
Depuis le 6 janvier 1999, l’acquisition, la cession (à titre onéreux ou gratuit) et l’introduction sur le territoire d’un chien de 1re catégorie sont interdites. La sanction prévue est de 6 mois d’emprisonnement et 15 000 € d’amende, pour le vendeur comme pour l’acquéreur.
La 2e catégorie, elle, regroupe les chiens de garde et de défense : american staffordshire terrier, rottweiler et tosa en race avec pedigree, ainsi que le rottweiler de type. L’acquisition y reste autorisée, à condition d’un certificat vétérinaire qui mentionne la catégorie lors d’une cession.
Détenir un bandog déjà présent en France : les obligations
Un propriétaire dont le chien est déjà classé doit obtenir un permis de détention délivré par la mairie de sa commune. Les pièces demandées sont les suivantes :
- une attestation d’aptitude, obtenue après une formation de 7 heures auprès d’un formateur agréé ;
- une évaluation comportementale réalisée par un vétérinaire inscrit sur la liste départementale, entre 8 mois et 1 an du chien (un permis provisoire est délivré avant 8 mois) ;
- les justificatifs d’identification, de vaccination antirabique, d’assurance responsabilité civile et, pour la 1re catégorie, un certificat de stérilisation.
Sur la voie publique, la muselière et la laisse tenue par une personne majeure sont obligatoires. Les lieux publics, les transports et les locaux ouverts au public sont interdits à un chien de 1re catégorie. Certaines personnes ne peuvent pas détenir un chien classé : les mineurs, les majeurs sous tutelle (sauf autorisation du juge des tutelles), les personnes condamnées pour crime ou pour certains délits inscrits au bulletin n°2 et celles privées du droit de garde d’un chien. Détenir un tel chien sans autorisation expose à 3 mois d’emprisonnement et 3 750 € d’amende.
L’assurance responsabilité civile fait partie du dossier : le choix d’une couverture pour un chien est détaillé dans ce guide sur le choix d’une assurance pour son chien.
Le coût annuel d’un grand molosse
Aucun chiffre institutionnel fiable ne fixe un budget annuel pour un chien de ce gabarit, mais les postes de dépense sont connus. L’alimentation augmente avec le poids de l’animal, et un grand chien consomme nettement plus qu’un chien moyen.

Les dépenses à prévoir chaque année :
- l’alimentation, le poste le plus lourd pour un chien de grande taille ;
- les vaccins, vermifuges et antiparasitaires, auxquels s’ajoutent les actes ponctuels, dont le coût des ordonnances vétérinaires ;
- l’assurance responsabilité civile obligatoire, dont le prix et les modalités varient selon le contrat ;
- une éventuelle assurance santé, dont les tarifs ont fortement augmenté ces dernières années.
À ces frais récurrents s’ajoutent, la première année, la formation de 7 heures, l’évaluation comportementale et la stérilisation exigées pour le permis de détention.
Toute morsure doit en outre être déclarée en mairie et donner lieu à une évaluation vétérinaire. Pour un chien déjà soumis à un permis, un incident peut donc alourdir les démarches et les frais de suivi.
Repérer une annonce douteuse
Plusieurs signaux doivent alerter : un chiot sans puce ni papiers, des parents que le vendeur ne montre pas, un prix très bas ou une rareté mise en avant. Un chiot vendu comme bandog sans papiers vient souvent d’un élevage douteux, et l’acheteur s’expose aux mêmes poursuites que le vendeur.
Un chiot de grande taille inscrit au LOF reste la voie légale pour qui cherche un chien de ce gabarit. Un chien inscrit à un livre généalogique s’achète avec son pedigree, ce qui permet de vérifier ses parents et son identification avant tout engagement.

